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Voici presque 15 ans que la section des Beaux-arts du Musée ouvrait ses portes, conçue en 2006 par Constantin Chariot, enrichie ensuite et réaménagée pour devenir une véritable galerie d’art moderne et contemporain. Les meilleures œuvres du XVIIIe au XXIe siècle des artistes en Gaume (natifs ou non) s’y déploient, et elle est constamment actualisée. En ce mois de septembre 2020, le Musée déplace désormais ses expositions temporaires sur les trois nouveaux plateaux de sa « Galerie du Récollet ».

 

On peut, dans ces nouveaux espaces, revoir avec plaisir un peintre qui n’a pas failli, depuis sa mort, à son image de discrétion courtoise, telle qu’elle lui fut propre durant toute sa vie. Ernest BERNARDY, né en 1923, est décédé depuis juste 20 ans et rares furent les manifestations qui lui furent consacrées depuis. Il est temps de redécouvrir plusieurs des facettes de son talent, sinon toutes.

« Je suis né à Athus, cité industrielle et fumante, le 5 février 1923, presqu’en même temps que le « Manifeste du Surréalisme d’André Breton ». Il décroche un diplôme d’instituteur en 1943 et, de 1947 à 1986, prendra la suite de la fameuse lignée Albert WATRIN Nestor OUTER Jules VINET puis Jean LEJOUR comme professeur de dessin. Son travail d’illustrateur se prêtera très vite déjà à de nombreux articles de jadis publiés dans « Le Pays gaumais, la Terre et les Hommes ». Mais il est vrai qu’il s’est surtout montré en tant que céramiste. Dans l’atelier qu’il avait fondé et animait dans les locaux de son école, combien d’enfants, d’étudiants ou d’adultes ne se sont pas essayés, sous ses directives, au colombin, au moulage ou au tournage de multiples vases, pots et assiettes (l’émaillage n’allait pas de soi, ça non !). Mais, contrairement à ses semblables, Bernardy façonnait peu de récipients. Son goût de la terre-cuite allait à la création de plaques et de reliefs, voire de rondes-bosses, dans lesquels il excellait, tant dans l’acte, que dans l’inspiration créatrice. La symbolique est déjà présente dans les esquisses préparatoires, mais son instinct du raccourci parlant figure dans un noyau synthétique circonscrivant son sujet et le résumant à merveille, tel le logo d’une entreprise, dont la poésie, dans les visages idéalisés, brillamment colorés à l’expression adoucie effacerait l’inexpressivité !

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Exposition à découvrir jusqu'au 8 novembre 2020