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À l’occasion des journées européennes de l’archéologie des 14 au 16 juin 2019, le Musée gaumais a le plaisir de vous présenter son guide, une copie authentique de légionnaire romain, Hugo Wispelaere. Le jeune homme se fera un plaisir de vous guider dans les collections archéologiques du musée. Il s’arrêtera plus longuement sur les périodes gallo-romaine, franque et médiévale. Spécialisé sur l’armement et la guerre à l’époque antique et médiévale, il argumentera ses propos non seulement avec les collections du musée, mais également avec ses nombreuses répliques fidèles à l’historique. Une immersion dans le monde militaire romain et barbare, le légionnaire romain comme le guerrier franc n’auront plus de secret pour vous.



L’armée romaine n’est pas exclusivement constituée de légionnaires. En Gaume dans l’arrière-garde du Limes rhénan, les auxiliaires sont la force militaire locale. Ce sont exclusivement des locaux qui s’engagent dans l’armée romaine pour une durée de 20 ans avec comme but ultime, obtenir la citoyenneté romaine. Ils servent généralement de garnisons et de police dans les provinces romaines. Et lorsque des Germains font incursion, la légion ne se déplace pas, car elle garde la frontière. C’est donc à cette force locale, disposée sur ses oppida, que revient la charge de régler la situation.

Arrive ensuite au IVe siècle le guerrier franc, qui n’est pas un inconnu des Romains. Cet homme libre prend les armes en suivant son chef de guerre qui possède le pouvoir militaire, le « mund ». Suite aux poussées migratrices des autres peuples germaniques et slaves, venant en amont, eux-mêmes fuyant les incursions du peuple Huns, les Francs passent plusieurs fois le Rhin en quête de nouvelles richesses. Ils procèdent ainsi à une forme de reconnaissance des lieux avant de prendre possession des terres délaissées par des citoyens romains de moins en moins nombreux et préférant se réfugier en ville. Ils s’équipent suivant leurs moyens. Les artisans et les agriculteurs-éleveurs, qui forment le gros de cette troupe, ne portent parfois qu’un coutelas, le « scramasaxe », une lance ou une hache. Les aristocrates sont reconnaissables sur le champ de bataille, simplement à la vue de l’arsenal qu’ils affichent : lance, scramasaxe, épée, francisques… Ils poursuivent la voie des Dieux et des forces de la nature germaniques, avant de suivre la voie du christianisme naissant des ruines fumantes des villes romaines.