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Au vu de son beau succès en 2014,
l'exposition
« Larmes de Guerre » est prolongée sous une forme réduite


 

Comme une pièce ou un spectacle entament une seconde vie à travers une tournée en province, l’exposition poursuit la sienne. Synthétisée, elle présente désormais des témoins issus uniquement des collections du Musée.

Les aquarelles de Nestor Outer, ainsi que les coiffes et armes du fonds Maurice Dumestre, restent la base de cette évocation. La guerre des tranchées des Gaumais au front, la vie quotidienne, la déportation... y sont également représentés.


 

A cela s’ajoutent des objets et documents rentrés durant les deux dernières années, pièces reprises parmi celles figurant dans la biennale « Pêle-mêle 3 ». Ainsi l’affiche de James Thiriar, vecteur de propagande pour le service militaire devenu universel en Belgique en 1913 ; des aquarelles de Nestor Outer dont deux illustrent la destruction des maisons Capon à Ethe, une troisième célèbre la paix revenue ; des éléments de mobilier modeste, équipement des maisons du Comité que le CNSA reconstruisit en 1915 ; l’illustration colorée en trois panneaux du panorama de la bataille de la Marne, du 5 au 24 septembre 1914 sous les yeux du Général Joffre ; des éléments d’hélice d’un avion allemand de 1914-1918 ; une selle de cavalier allemand provenant de Bellevue (bataille de Virton) ; une paire de jumelles allemandes ; un sifflet d’officier allemand ; mais aussi des documents concernant la vie des civils comme des photographies de déportés de Chiny à Stenay, dont Joseph Ponsard ; la carte du déporté de Jules Habay de Ruette ; le billet de nécessité de la commune d’Ethe…


 

 

Une telle richesse de documentation permet d’approcher encore la variété de thématiques que l’exposition Larmes de Guerre originale abordait plus largement.



Dans cette nouvelle présentation, place est laissée à des productions pédagogiques réalisées pour l’exposition « 14-18 en classe » présentée en septembre dernier, à la Haute Ecole Robert Schuman à Virton, à l’initiative de Sandra Hennay, professeur d’histoire. Le travail que réalisèrent diverses classes de l’enseignement primaire et secondaire, de Gaume et Lorraine française, sous la conduite de leurs instituteurs et professeurs restitue l’approche des élèves d’aujourd’hui des événements qui les séparent d’une centaine d’années. A travers leur regard et leur perception, ils livrent un langage adapté au jeune public pour une meilleure appréhension de ce pan de l’histoire régionale, nationale, internationale.