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Il y eut des Gaumais, bien avant que n’existe la Gaume.

Durant tout le temps de la prospérité des forges (du 15ème au 19ème siècles), les voituriers faisant commerce avec l’extérieur étaient appelés par les étrangers qui les voyaient passer « Gâmins » ou « Gaumains ». Patronyme d’une famille ou terme patois du métier ? On s’interroge. Toujours est-il que le mot devint le nom générique pour désigner les habitants de cette région qui produisait tant de fonte de fer, au parler si curieux, différent du wallon. Tout naturellement, la déformation faisant progressivement prononcer « gaumè », on l’écrivit d’abord Gaumet comme patronyme, puis Gaumais, comme habitant d’une contrée qui, bien entendu fut alors dénommée…la Gaume. Il fallut ensuite en déterminer les frontières humaines et géographiques. Ce fut l’idéal d’Edmond Fouss, fondateur du Musée.

Les poètes aiment à dire Gaumet, qui donne au féminin le charmeur et primesautier Gaumette. Aujourd’hui, les officiels diront Gaumais. Cela fait plus sérieux.