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En 1956, il fut décidé de construire sur le site de Montauban un musée destiné à abriter les découvertes archéologiques. Il fut fait appel à l’architecte belgo-polonais Constantin BRODZKI. Celui-ci avait été l’élève d’Henri VANDEVELDE et devait devenir l’un des architectes belges les plus en vue, grâce à son Pavillon de la Flore et de la Faune du Congo belge, lors de l’expo ’58 à Bruxelles. Constantin Brodzki était alors associé au scénographe Corneille HANNOSET, proche du mouvement artistique CoBrA.
Le défi imposé aux deux hommes fut que le musée puisse exister en pleine forêt sans surveillance, sans équipement, sans entretien. Après des esquisses vitrées, influencées par les principes du BAUHAUS, l’idée d’un musée souterrain fut proposée par l’architecte et archéologue Henri LACOSTE. Constantin Brodzki conçut alors un module semi-enterré composé de quatre cellules cubiques juxtaposées, et dont l’éclairage était fourni sur un seul côté vitré, orienté à flanc de colline. Des parois et des plafonds doubles assurent la ventilation permanente de l’édifice.

L’originalité, le fonctionnalisme et l’esthétique discrète et intemporelle de ce musée de poche, comme le surnomme son architecte, en ont fait depuis un témoin emblématique de l’architecture moderne en Belgique. Ce Monument pour des Monuments fait régulièrement la une des références mondiales en la matière.

En 2009, le Musée gaumais a eu la joie de fêter, au cœur de la forêt et avec Constantin Brodzki, le 50ème anniversaire d’un pari réussi.

Plus de détails sur Constantin Brodzki et le Musée lapidaire dans Chronique des Musées gaumais, 219 - 62, 2009.
(voir la couverture)

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